Journal en francais facile – 09/02/2021

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[00:00:03.180- Romain] Vous écoutez RFI il est 21 heures ici à Paris, 20 heures en temps universel.

[00:00:11.400- Romain] Bonsoir à tous, bienvenue dans votre journal en français facile, présenté ce soir en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

[00:00:18.900- Zéphyrin] Bonsoir Romain. Bonsoir à toutes et à tous.

[00:00:21.180- Romain] A la une ce soir. En Birmanie, des violences contre les manifestants. Les Nations Unies évoquent plusieurs blessés. La police aurait tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes, huit jours après le coup d’état.

[00:00:34.910- Zéphyrin] Mais également le début du second procès de Donald Trump en destitution, il s’est ouvert il y a deux heures devant le Sénat. L’ancien président est jugé pour les faits du 6 janvier, quand plusieurs de ses partisans avaient lancé un assaut contre le Capitole.

[00:00:50.250- Romain] Et puis l’Union européenne, qui évoque des sanctions contre la Russie. Les tensions continuent de monter entre les deux camps.

[00:00:59.920] Le journal. Le Journal en français facile, en français facile.

[00:01:05.410- Zéphyrin] L’ONU condamne l’usage de la force contre les manifestants en Birmanie.

[00:01:10.020- Romain] Oui, la tension est montée d’un cran aujourd’hui en Birmanie, huit jours après le coup d’Etat qui a renversé le gouvernement d’Aung San Suu Kyi. Alors on savait que la menace était importante. La loi martiale a été décrétée hier. Cela veut dire que l’armée assure le maintien de l’ordre. Et donc, ce mardi, alors qu’il y a eu de nouvelles manifestations, la police a fait usage de la force. Un usage disproportionné selon les Nations Unies, qui évoque de nombreux blessés, dont certains gravement. Après que la police a tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes, alors. Que sait-on de ce qui s’est passé. Cléa Brodeurs?

[00:01:46.540] Alors. Pour l’heure, il est impossible d’obtenir une estimation du nombre de blessés auprès des hôpitaux. Une femme aurait été touchée par balle à la tête et demeurait dans un état critique à l’hôpital. Plus tôt aujourd’hui, la télévision d’Etat a déclaré que les forces de police avaient agi en toute légalité en ayant recours aux canons à eau, aux tirs de balles en caoutchouc, comme vous le mentionniez, ou encore de gaz lacrymogène lors de heurts avec les manifestants. On peut voir circuler sur Twitter des vidéos montrant des officiers de police laissant passer les manifestants de l’autre côté des barricades, mais aussi rejoignons les protestataires.

[00:02:24.520- Brodeurs] Ces centaines de milliers de Birmans défilent depuis plusieurs jours à travers le pays, malgré un risque réel de répression violente. Ils réclament la libération des personnes détenues, Aung San Suu Kyi, mais aussi la fin de la Constitution de 2008, très favorable aux militaires. Le commandant en chef de l’armée Min Aung Hlaing s’est pour la première fois exprimé hier sur la chaîne de l’armée. Il s’est engagé à la tenue d’élections libres et justes à la fin de l’état d’urgence d’un an et il a promis un régime militaire. Je cite différent des précédents.

[00:02:57.850- Romain] Merci Cléa Brodeurs. Et à noter que ce matin, la Nouvelle-Zélande a annoncé la suspension de ses contacts militaires et politiques de haut niveau avec la Birmanie, la Nouvelle Zélande, qui est ainsi devenue le premier pays au monde à décider d’isoler la junte militaire en raison du coup d’Etat.

[00:03:17.020- Zéphyrin] Pour la deuxième fois, Romain, Donald Trump est donc jugé en destitution.

[00:03:21.850- Romain] Et c’est une première aux Etats-Unis pour un ancien président. Alors, le procès s’est ouvert il y a deux heures. Il est historique, ce procès. Pour une autre raison, il se tient devant le Sénat, qui se trouve dans le Capitole, à Washington, là où précisément se sont produits les faits qui valent à Donald Trump d’être jugé. Le 6 janvier dernier, en effet, souvenez vous, des partisans de Donald Trump avaient lancé un assaut contre le Capitole. Les 100 sénateurs qui seront les jurés de ce procès furent donc les témoins et les victimes de cette attaque. Pour se défendre, Donald Trump a eu du mal à constituer une équipe, à la différence de son premier procès où de brillants juristes et des stars du barreau s’étaient succédé pour le défendre.

[00:04:03.970- Romain] Cette fois, il a été confronté à une vague de démissions. Il a fini par recruter deux avocats plutôt inconnus du grand public. Il s’agit de Bruce Castor et de David Schön. Qui sont ils? Leur portrait. Arim Peuple.

[00:04:17.680- Arim] Ce ne sont pas des avocats de premier plan, mais ils ont déjà défrayé la chronique. Procureur en Pennsylvanie, Bruce Castor avait été saisie en 2005 d’une plainte pour agression sexuelle contre l’animateur Bill Cosby, mais il avait refusé d’entamer des poursuites contre le comédien qui, en 2018, a été condamné pour ces abus. L’autre avocat David Schön est un pénaliste d’Atlanta. Il avait déclaré à plusieurs reprises que, selon lui, l’homme d’affaires Jeffrey Epstein, accusé d’exploitation sexuelle sur mineur et qui est mort en prison en 2019, avait été tué dans sa cellule. Les enquêtes officielles avaient pourtant conclu au suicide.

[00:04:56.740- Romain] Les deux avocats ont des profils très différents, mais s’appuient sur plusieurs décennies d’expérience professionnelle. Peu d’informations ont filtré sur leur stratégie, si ce n’est que les accusations de fraude électorale répétées par Donald Trump pendant des mois ne seront pas relayées par les avocats. Ce lundi, ils ont déclaré que l’acte d’accusation adopté par la Chambre est anticonstitutionnel. Selon eux, la Constitution ne permet pas au Sénat de juger un président qui n’est plus en exercice. Ils ont d’ailleurs demandé l’abandon du procès.

[00:05:27.940- Zéphyrin] Tout porte à croire que Donald Trump sera acquitté à l’issue de ce procès. La Constitution impose en effet une majorité des deux tiers. Cela veut dire qu’il faudrait, en plus des voix démocrates, 17 élus républicains qui voteraient en faveur d’une condamnation, ce qui est très peu probable.

[00:05:46.000- Romain] La pandémie de coronavirus et de nouveaux caps qui ont été franchis.

[00:05:50.740- Zéphyrin] Hier en Espagne, le seuil des 3 millions de cas franchi. La France, elle, vient de dépasser ce soir les 80.000 morts liés au Covid-19. Depuis ce matin, c’est une journée spéciale sur RFI. Nous évoquons la génération Covid, les jeunes qui sont très durement touchés par la crise. Dans le journal en français facile, direction Jérusalem à la rencontre d’un jeune artiste israélien, guitariste et professeur de musique. Ils avaient décidé en début d’année d’aller vivre sa passion musicale en Andalousie, au sud de l’Espagne. Mais la pandémie de coronavirus a complètement bouleversé ses plans. Sami Brûly-LIfas est allé à sa rencontre.

[00:06:32.240- Sami] Dans son appartement de Jérusalem. Oriane, 27 ans, joue quelques accords avant la pandémie. La musique, c’était sa passion, mais aussi son métier. Mais depuis l’année dernière, il a dû s’adapter à la nouvelle situation.

[00:06:45.020- Oriane] Je gagnais très bien ma vie en tant que musicien, mais avec le coronavirus, le monde de l’art s’est complètement effondré. Et à partir de là, je n’ai plus eu de rentrées d’argent. J’ai vécu sur mes économies et ma famille m’a un peu aidé. Ensuite, je suis devenu chauffeur. J’ai gardé des enfants. J’ai même travaillé dans le bâtiment. Vous vous imaginez? C’est tout le contraire de mon métier d’artiste.

[00:07:11.150- Sami] Mais au delà de cette situation, ce qui mine le plus Orianne, c’est de ne pas pouvoir accomplir son rêve.

[00:07:18.590- Oriane] Nous devions donner un concert ensemble avec un grand musicien espagnol qui s’appelle Manuel Montero. J’ai aussi décroché une bourse pour aller étudier la musique en Espagne, mais ça n’a pas été possible parce qu’on ne peut plus voyager.

[00:07:33.170- Sami] En attendant le retour à la vie normale, le jeune homme continue de s’évader grâce à sa musique. Sami Brûly-LIfas à Jérusalem, RFI.

[00:07:42.420- Romain] Et puis l’escalade, un roman des tensions entre l’Union européenne et la Russie.

[00:07:47.790- Zéphyrin] On va rappeler les épisodes précédents. En fin de semaine dernière, la Russie expulse trois diplomates européens. Le jour où le chef de la diplomatie européenne, Joseph Borrel, se trouve en visite en Russie, Joseph Borrel, qui aujourd’hui s’était exprimé devant le Parlement européen et il a recommandé l’adoption de sanctions à l’encontre de la Russie. Mais avant cela, Joseph Borrel a dû justifier sa visite en Russie. Elle intervenait alors que l’opposant numéro un Alexeï Navalny se trouvant en prison. Joseph Borrell.

[00:08:21.810- Joseph Borrell] Cette visite présentait des risques évidents et je les ai pris d’abord parce que nous condamnons la manière dont l’affaire Navalny est gérée. Ensuite, parce qu’elle m’a permis d’évaluer de mes propres yeux les défis de notre relation avec la Russie. Je n’avais pas d’illusions avant mon déplacement. Je suis encore plus préoccupé après. Une chose m’est apparu clairement il n’y a pas d’intention du côté russe de s’engager dans une discussion constructive si nous abordons la question des droits de l’homme et des libertés politiques.

[00:08:48.690- Joseph Borrell] Je suis particulièrement inquiet quant au choix géostratégique des autorités russes. Nous sommes à un croisement dans nos relations avec la Russie. Nous discuterons de ce sujet lors du prochain Conseil des affaires étrangères, le 22 février, et ce sera aux Etats membres de décider des prochaines étapes. Mais oui, cela pourrait inclure des sanctions.

[00:09:05.370- Joseph Borrell] Je ferai des propositions concrètes en ce sens en usant du droit d’initiative qu’a le représentant chétifs d’intérêts représentatif.

[00:09:13.620- Zéphyrin] Joseph Borrel, le chef de la diplomatie européenne, ce mardi devant le Parlement européen à Bruxelles. Propos recueillis par Joanna Stein.

[00:09:22.590- Zéphyrin] Et un mot de tennis: deuxième journée ce mardi de l’Open d’Australie à Melbourne. À retenir parmi les résultats, les victoires de l’Espagnol Rafael Nadal et du Russe Daniil Medvedev. Défaite côté français pour Pierre-Hugues Herbert et Gilles Simon.

[00:09:38.940- Romain] C’est la fin de ce journal en français facile. Merci Zéphyrin.

[00:09:41.490- Zéphyrin] Merci à vous, Romain.

[00:09:43.000- Romain] Il est 21h10 ici à Paris. Une heure de moins en temps universel.