https://www.happyscribe.com/transcriptions/bc91ca0d473a4992970775dad6dc7c1d/edit_v2
[00:00] – FlorentLa revue de presse internationale. Bonjour Véronique Rigolé.[00:03] – Véronique
Bonjour Florent, Bonjour à tous.[00:05] – Florent
A la une, c’est Jair Bolsonaro au Brésil qui a enfin accepté la transition avec Lula, deux jours après sa défaite à la présidentielle.[00:15] – Véronique
Trente-six heures après sa défaite Jair Bolsonaro est enfin sorti du silence hier pour une courte déclaration. Deux petites minutes durant lesquelles il s’est engagé à respecter la Constitution, mais sans mentionner sa défaite et sans même citer le président Lula, comme le veut pourtant la tradition, regrette O Globo, qui se réjouit néanmoins que la transition soit désormais en marche. Un véritable sentiment de soulagement, nous dit le quotidien brésilien. Un soulagement également partagé par le New York Times, même s’il n’a pas reconnu sa défaite, note le quotidien américain. Le leader d’extrême droite ne conteste pas les résultats comme on pouvait le redouter, mais pour autant, fait encore valoir le Times, la question est maintenant de savoir comment les commentaires de Bolsonaro vont être reçus par ses milliers de partisans déçus et notamment par les routiers qui ont bloqué des centaines d’autoroutes ces derniers jours afin de paralyser le pays et de renverser l’élection d’une manière ou d’une autre. Bolsonaro a certes condamné ces blocages, mais il a reconnu le sentiment d’injustice qui a conduit à ces manifestations, note de son côté le Wall Street Journal, une déclaration ambiguë dans un pays encore marqué par les souvenirs de la grève des camionneurs de 2018, souligne le quotidien américain, une grève qui, dit-il, avait entraîné des pénuries de nourriture et de médicaments dans tout le pays.[01:39] – Florent
Il a enfin accepté cette transition, Jair Bolsonaro ne va pas faciliter les choses avec Lula.[01:47] – Véronique
Bolsonaro joue avec le feu en décourageant pas ses partisans de manifester, commente Le Temps. Bolsonaro va utiliser les deux prochains mois pour handicaper l’administration de Lula, assure également un analyste politique dans le Times. Et même si les routiers devaient lever les barrages, les difficultés ne font que commencer pour Lula, commente de son côté le Süd-deutsche Zeitung. Alors que de nombreux Brésiliens nourrissent une véritable haine contre Lula, caricaturé, nous dit le quotidien allemand, en communiste ou bien en adorateur de Satan. Voilà pourquoi, explique l’éditorialiste allemand, il est d’autant plus important que Lula obtienne un large soutien de la communauté internationale. Lula, qui, avant son intronisation le 1ᵉʳ janvier prochain, doit d’ailleurs effectuer plusieurs voyages à l’étranger. Dès ce dimanche, il est attendu à la COP 27 de Charm-El-Cheikh, rapporte de son côté Die Welt.[02:45] – Florent
Bolsonaro s’en va. Et en Israël, Benyamin Netanyahou se rapproche du pouvoir.[02:51] – Véronique
Même si rien n’est joué, alors que tous les votes des législatives d’hier n’ont pas encore été dépouillés, Netanyahu obtiendrait une majorité grâce au triomphe de l’extrême droite, note le Haaretz, qui n’a d’ailleurs pas de mots assez forts pour dénoncer un jour très sombre dans l’histoire d’Israël sur le point, dit-il, d’entamer une révolution de droite, religieuse et autoritaire, dont le but est je cite “de détruire l’infrastructure démocratique sur laquelle le pays a été construit”. Netanyahou a promis qu’il formerait la coalition la plus à droite de toute l’histoire du pays, s’inquiète également le Wall Street Journal. Une alliance, dit-il, faite de législateurs d’extrême droite et de religieux ultra-orthodoxes, qui proposent des mesures sévères pour réprimer l’agitation palestinienne en Cisjordanie, mais également pour adopter une législation visant à affaiblir le système judiciaire israélien, s’inquiète le quotidien américain.[03:49] – Florent
A l’extrême droite, en Italie maintenant, Véronique. Après l’arrivée au pouvoir de Giorgia Meloni, la nomination d’un ministre défraie la chronique parce qu’il a été photographié avec un brassard nazi.[04:05] – Véronique
Oui, l’info est reprise dans une grande partie de la presse européenne aujourd’hui, qui publie d’ailleurs la photo de ce ministre Galarza au Bini. Alors dans sa vingtaine, tout sourire, en chemise et cravate noire et portant un brassard avec une croix gammée nazie. La photo a beau avoir été prise il y a longtemps à un enterrement de vie de garçon de Mignini, elle plombe littéralement la nomination du ministre. Titre le quotidien belge Le Soir. Quand le passé ne passe pas, s’indigne de son côté La Repubblica, qui rapporte l’avalanche de critiques suscitées par cette nomination. Un acte intolérable, une indécence vis à vis de la Constitution et des victimes du nazisme. Honte à toi Giorgia Meloni, a ainsi tweeté un député du Parti démocrate. Et ce n’est pas la seule nomination au gouvernement qui suscite des critiques, fait valoir de son côté le Guardian, qui pointe, lui, du doigt. L’actuel secrétaire d’Etat italien au Travail, qui avait tout simplement proposé de rebaptiser un parc au nom de l’ancien frère de Mussolini.[05:07] – Florent
Merci, Véronique Rigolé.
