Les Cols Français Mythiques

Ils sont très souvent empruntés par les coureurs du Tour du France, ils nous offrent des paysages à couper le souffle et sont le juge de paix de la plus grande course du monde. Pour le commun des mortels, vous, nous, ces montées mythiques sont aussi effrayantes qu’elles nous font rêver. Chaque année au mois de juillet, depuis notre canapé, on s’y voit : impérial, debout sur les pédales le regard fixé vers le sommet.

1) L’Alpe D’Huez Et Ses 21 Virages (1803 M) – Alpes

C’est probablement le plus mythique, ou en tout cas celui qui nous aura le plus fait vibrer devant notre téléviseur. De magnifiques victoires françaises sur Le Tour y ont été signées, avec notamment celle de Christophe Riblon le 14 juillet 2013 dans une étape inédite avec deux ascensions consécutives de « L’Alpe ».

Située dans les Alpes Françaises, cette ascension est longue de 13,1 km, à 8,19 % de moyenne. Sur chacun des 21 lacets numérotés de l’ascension vous trouverez un panneau où est inscrit le nom d’un vainqueur de l’Alpe d’Huez et l’année correspondante. Montée connue pour son record (qui est plus disputé qu’une casquette ŠKODA au bord de la route), il est détenu par Marco Pantani (1997) avec un temps record de 37 minutes et 35 secondes… Sachez que si vous mettez moins d’une heure, vous serez déjà satisfaits !

2) Le Col De La Croix De Fer (2067 M) – Alpes

Le Col de la Croix de Fer est également un classique du Tour de France : 20 passages depuis 1947. Bien plus que sa pente moyenne (27,53 km à 4,7 % sur son versant Isérois ; 30 km à 5,07 % depuis Saint-Jean-de-Maurienne, côté Savoie), c’est l’irrégularité de son ascension, combinée à sa longueur, qui rend la Croix-de-Fer si difficile à escalader. Le jeu en vaut la chandelle car vous serez récompensé par un défilé de paysages splendides : cascades qui plongent vers la vallée, barrage de Grand-Maison, Aiguilles de l’Argentière sur le flanc isérois ou Aiguilles d’Arves et chaîne de Belledonne depuis Saint-Jean-de-Maurienne.

Quelques kilomètres avant le sommet la Croix de Fer, prenez la petite bifurcation sur la gauche. Quelques centaines de mètres supplémentaires vous permettront d’arriver en haut du Col du Glandon et de faire ainsi « d’une pierre deux coups » (si évidemment on n’oublie pas de faire demi-tour pour terminer la Croix de Fer ;).

Le Col de la Croix de Fer (2067 m) – Alpes
Tour de France 2017 – Etape 17 – La Mure / Serre Chevalier (183 km) – C’est à présent au tour du peloton de passer le col de la Croix de Fer (2067m)

3) Le Col D’Izoard (2360 M) – Alpes

Situé dans le parc naturel régional du Queyras, dans les Alpes du sud, le col d’Izoard est connu pour ses paysages extrêmement rocailleux qui vous donneront l’impression d’être sur la Lune, surtout lorsque vous arriverez à la casse déserte. C’est le versant sud (15,9 km à 6,9 %) qui est le plus souvent escaladé et qui a notamment été témoin de la sublime victoire d’Andy Schleck en 2011 dont vous devez vous souvenir. Bon, en fait ce col a surtout été le terrain de l’ultime explication de l’Étape du Tour 2017 et de la 2ème place de Tao Quéméré, alors membre de la Team ŠKODA.

4) Col Du Galibier (2642 M) – Alpes

Avec 60 passages, le col du Galibier figure parmi les grandes ascensions « classiques » du Tour de France. On se rappelle notamment la bagarre entre Romain Bardet et Chris Froome en 2017. Il culmine à 2642 m et sert de frontière naturelle entre les départements de la Savoie & des Hautes Alpes. Il relie Saint-Michel-de-Maurienne et Briançon via le col du Télégraphe au nord et le col du Lautaret au sud. Par le télégraphe, cette ascension mythique est longue de 34,9 km avec une pente à 5,5% de moyenne. Oui, c’est long !

5) Le Col De La Madeleine (1993 M) – Alpes

Lieu monastique puis stratégique, il devient une ascension prisée par les cyclistes à partir de 1969 lorsque la route actuelle est achevée. Le col relie La Léchère, près de Moûtiers, au nord, à La Chambre, près de Saint-Jean-de-Maurienne, au sud et culmine à 2 000 mètres d’altitude. Le col de la Madeleine a été franchi au total à 26 reprises par le Tour de France. Il a été classé hors catégorie lors de ses 13 derniers passages dont le dernier a eu lieu en 2018.

C’est d’ailleurs Julian Alaphilippe qui le gravit en tête. Sur le versant sud, depuis le centre-ville de La Chambre, on compte 19 km à 8 % de moyenne. Le versant nord peut débuter soit à Notre-Dame-de-Briançon soit à Feissons-sur-Isère. Les pourcentages des trois premiers kilomètres après Feissons-sur-Isère sont rudes avec une moyenne de 10 % mais à l’ombre des feuillus. C’est d’ailleurs ce versant, avec ses petits villages, qui est le plus sympa à gravir (si vous envisagez de regarder le paysage, ce que l’on sait ne pas être l’état d’esprit de toute le monde ici).

6) Mone Ventoux (1912 M) – Alpes

Connu pour la difficulté de l’ascension, le Mont Ventoux est le point culminant du massif des Baronnies et le plus haut sommet du département du Vaucluse. L’ascension du « Géant de Provence » est plus célèbre par Bédoin, sa face Sud, mais aussi plus dur de ce côté. C’est d’ailleurs cette face qui a été la plus empruntée par les coureurs du Tour de France puisque 12 des 15 ascensions ont été faites par Bédoin.

Si vous voulez vraiment valider le Mont Ventoux il faudra également le grimper par Malaucène et Sault qui sont les deux autres routes qui permettent d’arriver en haut. Point important, il faudra également penser à rester sur son vélo pour vraiment valider l’ascension, pas comme Chris Froome en 2016 ! On ne se lasse toujours pas de ces image

7) Le Col De L’Iseran (2770 M) – Alpes

C’est le col le plus haut jamais emprunté par les coureurs du Tour. Situé en plein cœur du Parc national de la Vanoise, il permet de relier les vallées de la Maurienne et de la Tarentaise (il peut y avoir des ponts entre deux ennemis). Avant d’y construire une route en 1937, le col de l’Iseran fut d’abord le théâtre de nombreux mystères et drames, qu’il y fit naître l’adage suivant : « Si tous les gens qui sont morts sur l’Iseran se tenaient par la main, ils formeraient une chaîne d’ici à Val d’Isère ». Sympa !