Mon aventure Népalaise

Au mois de janvier 2016, Jackie, une ancienne collègue de ma femme, nous a rendu visite pour déjeuner ensemble. Il y a quatre ans, Jackie et son mari Dave, ont passé une année au Népal où ils ont mis en route une petite école pour les enfants de la rue. Actuellement, l’école marche bien, mais Jackie et Dave doivent trouver des fonds !

Jackie nous a expliqué le projet de faire une randonnée au Camp de Base de l’Everest et elle m’a invité à me joindre au groupe. Bonne idée ! Donc, le 17 octobre, nous sommes partis de Heathrow en route pour Katmandou, la capitale du Népal. Le lundi 24, un groupe de douze randonneurs arrive à Lukla, un petit village qui se trouve à cinquante kilomètres de l’Everest. Les guides s’appellent Kalyan et Kishor et il y a six porteurs : en tout, une petite armée est en marche.

Chaque matin, un véritable escadron de petits avions arrive à Lukla de Katmandou. Les avions atterrissent toutes les dix minutes de neuf heures jusqu’à midi.

De Lukla, le chemin vers l’Everest suit la vallée du fleuve Imja, un torrent alpin qui descend des glaciers qui entourent les montagnes en haut. En route, nous partageons le sentier avec des files d’ânes, de yaks, de chevaux et de bœufs. Il y a des randonneurs français, anglais, américains, brésiliens, australiens ; bref de partout. En route, j’ai l’occasion de parler plusieurs langues. Une expérience inattendue, mais très agréable.

Le lendemain, on arrive à Namché, la dernière ville avant l’Everest. Les habitants de Namché sont au nombre de mille. Chaque année, il y a deux saisons touristiques, l’une au printemps et l’autre en automne. Les touristes sont nombreux. La plupart passent deux nuits à l’aller et une au retour. Les hôtels sont simples mais confortables. A l’altitude de 3.400m, c’est la ville de cette taille, la plus haute au monde. Il n’y a aucune voiture ! Presque tout le monde arrive à pied. Il y a une piste d’atterrissage pour hélicoptères pour les urgences ! Tout ce qui arrive, arrive à pied ou à dos d’homme ou de bête.

En route, on passe quelques petits hameaux. Les enfants me font « high five » et disent « Hello ». En repartie, je leur donne un peu d’argent.

La vue de la fenêtre de l’hôtel est vraiment claire. Les montagnes qui entourent Namché font plus de cinq mille mètres ; plus hautes que le Mont Blanc. Et le ciel est bleu ! Le temps est parfait. Il fait beau pendant la journée et il fait froid pendant la nuit. A l’hôtel, tout le monde passe la soirée dans la salle à manger, car il y a un poêle à bois. On se couche de bonne heure, mais les chambres sont froides. Le matin, nous déjeunons en groupe. La nourriture est bonne. On peut manger de la nourriture occidentale comme des hamburgers, des spaghettis, mais je préfère la nourriture népalaise ; je pense que c’est plus prudent !

Un pont `a suspension La première vue du Mont Everest

Après avoir quitté Namché, nous passons cinq jours en route vers le camp de base de l’Everest. Chaque jour, on marche pendant six heures, dix kilomètres du trajet et quatre cents mètres d’altitude. La végétation change, les arbres deviennent des arbustes, et puis ils disparaissent complètement. Le terrain devient un désert de sable et puis un désert de neige. La température tombe. Les nuits sont froides. Les trekkeurs sont moins nombreux, il y a des files de yaks, mais aucune d’ânes, aucune de bœufs. Le cinquième jour le but est atteint ! Nous arrivons au camp de base de l’Everest, à l’altitude de 5400m. Tout le monde a le mal d’altitude, mais nous sommes heureux. Nous connaissons la joie de Hilary et Tensing.

En octobre, il n’y a personne au camp de base. Les alpinistes n’y vont que du mois de mars au mois de juin. Après le camp, la route vers le sommet est dangereuse, car elle traverse un glacier avant de monter dans la montagne sauvage. Nous prenons des photographies avant de commencer la descente qui est moins difficile que l’ascension. Une semaine plus tard, nous arrivons à Katmandu. Tout le monde est enrhumé. Mais nous sommes en bonne forme.

C’était un séjour agréable. Maintenant, le groupe discute du prochain trek en 2018. Jackie est heureuse car l’école a dix mille livres pour sa continuation. Quelqu’un qui est en bonne santé et qui peut faire une randonnée quotidienne quinze kilomètres, sept jours de suite peut le faire. La route pour l’Everest est comparable à celle du Ridgeway dans notre coin. L’ascension et l’altitude sont des défis, mais l’aventure en vaut la peine. Une aventure comme nulle part ailleurs.