Vegetaliser – France Culture

Transcription automatique, corrigée

[00:00:00.070] – Monsieur
7H25 L’heure du hashtag. La mairie de Paris. La maire de Paris Anne Hidalgo, a annoncé la semaine dernière la végétalisation et la piétonnisation de 54 hectares entre le Trocadéro et la tour Eiffel. Le tout dans un contexte de montée de l’écologie dans les préoccupations des Français. On l’a vu lors des élections européennes. Tout cela confirme le mouvement enclenché par beaucoup de villes. La végétalisation urbaine, et c’est le thème du hashtag de cette semaine. Bonjour Laura Dulieu, bonjour.

[00:00:23.910] – Monsieur
Il y a trop de gris en ville, alors le vert s’installe.

[00:00:26.340] – Laura
Exactement. Vous avez peut être vu fleurir dans votre ville les toitures ou des murs végétalisés, ou encore des îlots de fraîcheur. Angers, par exemple, a été élue la ville la plus verte de France en 2018 par les entreprises du paysage. Et ce n’est pas un hasard, selon Isabelle Le Magno, l’adjointe aux espaces verts.

[00:00:44.150] – Isabelle
On a à peu près 100 mètres carrés d’espaces verts par habitant, donc en premier lieu des parcs un peu différents qui sont soit des parcs très, très naturels avec un avec une possibilité que lui même l’hiver y soit il, soit sous l’eau.

[00:01:00.410] Parce ce que on est à côté d’une rivière de la Mehaigne qui prend un peu des espaces verts et puis des parcs très, très classiques.

[00:01:09.670] Donc, on a un espace vert à moins de 500 mètres de chaque habitant, pour que chaque habitant puisse avoir la possibilité de sortir de chez lui, de se promener sur ces espaces verts.

[00:01:21.930] – Laura
Mais on sait que la présence d’espaces verts en ville permet de réduire la température ou le risque de pollution. Mais il n’y a pas que les parcs ou les arbres plantés. Il y a aussi les jardins urbains, qu’ils soient individuels ou collectifs, et les participants sont accompagnés notamment par des jardiniers urbains comme Julian Bockel. Il est basé à Bordeaux, et pour lui, la végétalisation urbaine est essentielle au maintien de la biodiversité.

[00:01:41.930] – Julian
Un pied d’arbre, un balcon, un pot sur le rebord de la fenêtre ça permet du coup à la biodiversité de se déplacer au sein de l’agglomération, il faut imaginer une ville comme un grand désert minéral et en fait chaque petit lieu de nature quel qu’il soit, du grand public jusqu’au pot de fleur permet du coup à la biodiversité par fructus de se déplacer comme des oasis ou de traverser le désert.

[00:02:02.640] – Laura
Oui, car cette végétalisation doit évidemment être naturelle. D’autant que depuis deux ans, les collectivités n’ont plus le droit d’utiliser le moindre pesticide pour l’entretien des espaces verts.

[00:02:10.850] – Monsieur
Ces jardins sont aussi des vecteurs de lien social.

[00:02:14.030] – Laura
Exactement. Par exemple, dans le 13e arrondissement de Paris, des habitants du parc HLM se partagent une trentaine de parcelles. Elles sont gérées par la Fédération des jardins collectifs et familiaux, dont fait partie. Laetitia.

[00:02:23.600] – Laetitia
Je suis là pour le jardinage fait complètement partie du lien social. Alors ici, on est sur du parc HLM, mais dans d’autres villes, on est soumis du terrain de mairie, sont des jardiniers qui viennent de tous milieux culturels, de toutes générations. Et du coup, on s’aperçoit vraiment que oui, il y a des jardins qu’y a une osmose qui prend très rapidement autour d’une passion commune.

[00:02:46.040] – Laura
Et tenez vous bien, il y a dix ans d’attente pour obtenir une parcelle. Alors en attendant, les habitants peuvent se rabattre sur des jardins collectifs ou encore sur les permis de végétaliser. De plus en plus de villes s’y mettent. Il suffit de faire une demande de permis auprès de la mairie pour pouvoir, par exemple, planter des fleurs au pied d’un arbre de votre rue. Et puis, que serait la flore en ville sans la faune? N’oublions pas les animaux, surtout les abeilles, qui gagnent peu à peu les villes.

[00:03:07.790] On compte environ un millier de ruches déjà sur les toits de Paris. Elles sont essentielles pour la pollinisation et donc la biodiversité. Enfin, un peu plus inhabituel. Qui dit verdure dit aussi excellent pâturage pour les moutons. Par exemple, en Seine-Saint-Denis, deux bergers urbains, Guillaume Leterrier et Julie Lou Dubreuil, font paître leur troupeau d’une vingtaine de bêtes dans le parc de La Courneuve, puis dans les rues et au pied des immeubles. Et comme l’explique Julie Lou Dubreuil, en plein pâturage, la végétalisation urbaine doit être globale et a donc besoin des ruminants.

vegetaliser-05

[00:03:34.010] – Julie
L’idée, c’est de faire des écosystèmes complets avec tous les maillons de la chaîne alimentaire dans un même biotope. Et ce qu’on aime particulièrement en ville, c’est les pelouses, la prairie parce qu’on a un espace vert, on appelle ça des pelouses. Mais la pelouse, ça ne veut rien dire. En faite, une prairie fourragère. Ça veut dire quelque chose. Et c’est là que ça abrite de la biodiversité. Les insectes, on n’y pense pas assez, mais les insectes, ils ont besoin des excréments des ruminants.

[00:04:02.770] Donc, si sont pas en ville pour alimenter les pelouses, c’est à dire qu’on va passer notre temps à compenser en ressemant le gazon, en mettant des engrais.

[00:04:12.830] La ville est très supportable avec un troupeau de moutons.

[00:04:15.410] – Laura
Mais vous pouvez écouter son témoignage en longueur et d’autres entretiens sur la page du hashtag sur FranceCulture.FR. Preuve que la verdure gagne du terrain, il y a assez à manger pour tout le troupeau alors qu’il sort en pâturage deux fois par jour.

[00:04:26.150] – Monsieur
Merci Laura Dulieu pour ces bonnes nouvelles. Retrouvez sur le site de FranceCulture.Fr.

Végétaliser la ville version courte