Journal en francais facile – 01/03/2021

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[00:00:04 – Romain] Vous écoutez RFI. Il est 21 heures ici à Paris, 20 heures en temps universel. Romain. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre journal en français facile, présenté ce soir en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin

[00:00:21 – Zéphyrin Kouadio] Bonsoir Romain. Bonsoir à toutes et à tous.

[00:00:23 – Romain] A la une, ce soir, la condamnation de Nicolas Sarkozy, l’ancien président français, écope d’une peine de trois ans de prison, dont un an ferme, pour corruption et trafic d’influence. Il annonce qu’il va faire appel.

[00:00:37.220- Zéphyrin Kouadio] Et la crise en Arménie. Le premier ministre Nikol Pashinyan se dit prêt à des élections législatives anticipées. Sa démission est réclamée par l’opposition.

[00:00:47 – Romain] Et puis, la pandémie de coronavirus. Reportage dans cette édition au Japon, où la population est invitée à ne pas parler dans les magasins et les restaurants pour éviter une propagation du virus. Une consigne qui est suivie de pr`es par les Japonais.

[00:01:03 – Voix] Le journal, Le Journal en français facile, en français facile.

[00:01:09 – Romain] Et pour la première fois dans l’histoire de la Cinquième République en France, un ancien président est donc condamné à de la prison ferme.

[00:01:17 – Zéphyrin Kouadio] Jacques Chirac avait écopé d’une peine de prison avec sursis. C’était en 2011. Le jugement rendu aujourd’hui à l’encontre de Nicolas Sarkozy va donc faire date. L’ex chef de l’Etat est en effet condamné à trois ans de prison, dont un an ferme, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite des écoutes. Condamné à de la prison ferme. Mais Nicolas Sarkozy n’ira pas en prison. Pourquoi? L’explication – Laura Martel.

[00:01:45 – Laura Martel] Sans mandat de dépôt assorti à sa condamnation, Nicolas Sarkozy est ressorti libre du tribunal et dans la foulée, maître Laffont, son avocate, a annoncé qu’elle allait interjeter appel. Cet appel, qui doit être déposé sous dix jours, revient à suspendre la condamnation dans l’attente d’un nouveau procès. Mais même si la peine de trois ans de prison, dont un an ferme, prononcée ce lundi contre l’ex président, était confirmée en appel, Nicolas Sarkozy n’irait pas en prison.

[00:02:10 – Laura Martel] En effet, pour des faits antérieurs à mars 2020, les peines allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement ferme sont aménageables, via notamment des placements dans des centres de semi-liberté, des structures externes d’accueil ou encore la pose d’un bracelet électronique. C’est d’ailleurs le choix fait par la présidente du tribunal qui, à la lecture du jugement, a précisé que l’ex président pourrait purger la partie ferme de sa condamnation en détention à domicile sous surveillance électronique. La loi prévoit en effet que le tribunal correctionnel peut décider dès la condamnation que la peine d’emprisonnement fera l’objet d’un aménagement.

[00:02:44 – Romain] Laura Martel.

[00:02:45 – Romain] Les réactions sont nombreuses, évidemment, en France après cette décision. La droite apporte son soutien à l’ancien chef de l’Etat, dénonçant un acharnement judiciaire. Politiquement, c’est un coup dur pour la droite, car Nicolas Sarkozy apparaissait comme une possibilité pour la présidentielle de 2022, ce qui ne semble plus d’actualité, car l’appel de l’ancien président devrait prendre plusieurs mois. Et Nicolas Sarkozy est également mis en cause dans plusieurs autres dossiers.

[00:03:13 – Zéphyrin Kouadio] Et on parle à présent de la crise politique en Arménie. Une crise qui se poursuit.

[00:03:18 – Romain] Avec la déclaration aujourd’hui du premier ministre Nikol Pashinyan. Il se dit prêt à des élections législatives anticipées. Alors, il faut savoir que la démission de Nikol Pashinyan est réclamée par l’opposition. On voit ça dans le détail avec vous.

[00:03:33 – Modele] Donc oui, si l’opposition parlementaire est d’accord pour des élections anticipées, nous serons d’accord aussi, a lancé Nikol Pashinyan devant des milliers de ses partisans réunis ce lundi soir, place de la République à Yerevan, la capitale de l’Arménie. Seul le peuple peut décider qui restera au pouvoir, a poursuivi le premier ministre, qui a la majorité au Parlement, mais qui est très contestée. L’opposition réclame en effet sa démission, le qualifiant de traître depuis qu’il a signé sous la pression la défaite militaire face à l’Azerbaïdjan en novembre dernier.

[00:04:06 – Modele] Après plusieurs semaines de combats autour de l’enclave du Haut-karabakh, Pashinyan et très affaibli. La semaine dernière, le chef d’état major de l’armée en personne a demandé à ce qu’il quitte le pouvoir. C’est une tentative de coup d’Etat, a dénoncé le premier ministre. Depuis, les rassemblements pro ou contre Pashinyan se multiplient, comme ce lundi soir où les deux camps sont descendus dans la rue. Le premier ministre semble donc lâcher du lest en proposant ces élections législatives anticipées. Reste à savoir si elles auront bien lieu et. Pour l’instant en tout cas, il refuse toujours de démissionner.

[00:04:42 – Romain] Merci, Modele.

[00:04:44 – Zéphyrin Kouadio] La pandémie de coronavirus. A présent, le Ghana et la Côte d’Ivoire sont devenus les deux premiers pays vaccinés grâce au dispositif Covax. Ce dispositif est censé permettre une répartition équitable des vaccins afin que ce ne soit pas les pays les plus riches du monde qui en bénéficient. Aujourd’hui, c’est le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, qui est devenu le premier au monde à recevoir une dose du vaccin AstraZeneca, financé par ce dispositif Covax. Et il a été imité un peu plus tard dans la journée par le secrétaire général de la présidence ivoirienne qui doit lancer la campagne de vaccination dans ces deux pays, Ghana et Côte d’Ivoire.

[00:05:21 – Zéphyrin Kouadio] Et puis le coronavirus cessés restriction avec une situation inédite au Japon.

[00:05:27 Bruno Duval] Oui, au Japon, où les magasins, mais également les bars et les restaurants, continuent d’être ouverts en journée. Mais pour éviter une trop grande contamination, les clients sont invités à faire silence, à parler le moins possible, évidemment, pour ne pas diffuser le virus. Et comme les Japonais sont très disciplinés, ils acceptent cette contrainte. Reportage à Tokyo de Bruno Duval.

[00:05:47 – Bruno Duval] Beaucoup de restaurants de Tokyo sont minuscules et mal ventilés, car situés en sous sol, donc dépourvus de fenêtres. C’est le cas de snacks du centre ville. Cinq collègues y prennent leur pause déjeuner. Sans un mot. Ici, on entend juste les beignets en train de frire dans l’huile bouillante. Le riz que le cuisinier Reince. Donc, les clients qui aspirent des soba, les nouilles de sarrasin en silence en mangeant. C’est la règle qu’a fixée le gérant.

[00:06:11 – Doubleur] Je craignais que mes clients prennent mal cette consigne, mais non. En fait, ils comprennent que ce n’est pas de gaieté de coeur que je leur impose ça. Mais pour les protéger contre ce fichu virus T-Max, on est désormais prié de se taire.

[00:06:22 – Bruno Duval] Aussi dans beaucoup de magasins, de salles de sport ou de cinéma. Ce qui ne choque pas, c’est Tokyoïtes.

[00:06:28 – Doubleur] Ce silence imposé un peu partout, ça rend moins drôle les sorties en ville entre copines, c’est clair. Après, si c’est efficace sur le plan sanitaire, on n’a pas le choix. Il faut s’y faire tant que cette épidémie n’est pas terminée. Notre devoir à tous, c’est de continuer à bien veiller à notre santé épizooties, à la santé des autres.

[00:06:47 – Bruno Duval] Le silence est de mise également. Il a depuis un an dans les transports en commun, ce qui a permis d’éviter des clusters dans les métros ou les trains, alors que malgré l’épidémie, ils sont toujours aussi bondés. Peu de Japonais étant autorisés à télétravailler du Val Tokyo RFI.

[00:07:01 – Zéphyrin Kouadio] Puis la pandémie de coronavirus en France, maintenant. La question de nouveaux confinement locaux se pose, à l’instant de la région de Nice. Cette question pourrait être tranchée dans les prochains jours.

[00:07:12 Romain] Concernant ces restrictions, le président Emmanuel Macron affirme qu’il faut tenir encore, je cite quatre à six semaines.

[00:07:19 – Romain] Entre justice et sport, une descente de police au sein du prestigieux club de football du FC Barcelone.

[00:07:27 – Zéphyrin Kouadio] Cela s’est passé ce matin et cette descente de police était en lien avec une enquête judiciaire concernant les agissements de l’ancienne direction du club dans ce que l’on a appelé le Barça Gate. Autrement dit, l’affaire Barça. Cela intervient alors que dimanche, dimanche prochain, le club doit élire de nouveaux dirigeants. Bref, de quoi jeter une bien mauvaise image sur le FC Barcelone .

[00:07:52 – Alessandro Valentigney] L’ancien président Bartomeu et des membres de l’actuelle direction provisoire arrêtés. Les bureaux du club perquisitionnés. Le Barça pouvait difficilement rêver pire alors qu’il commençait à entrevoir un avenir meilleur. A l’origine de cette descente de police, l’ancienne direction était accusée d’avoir engagé une société de communication pour diffuser des fausses informations négatives concernant ses opposants et même certains des joueurs de l’équipe. Ce contrat, divisé en plusieurs sous contrats pour déjouer les contrôles, aurait également permis de détourner des fonds. Cette affaire et les mauvaises performances de l’équipe avaient conduit quelques mois plus tard. En octobre dernier, l’ancien président Bartomeu où à la démission et à l’organisation de nouvelles élections dimanche prochain. Aucun des trois candidats ne se revendiquant de l’ancienne direction.

[00:08:46 – Alessandro Valentigney] Cette affaire ne devrait pas avoir trop des conséquences sur le processus électoral. C’est surtout l’image du club qui sort une nouvelle fois écornée et pourrait dissuader les investisseurs démarché par les candidats. Sans parler de Lionel Messi, qui pourrait trouver de nouvelles raisons pour vouloir changer d’air.

[00:09:04 – Romain] Alessandro Valentigney, du service des sports de RFI. Le FC Barcelone qui est mal en point en Ligue des champions. Les Catalans battus, 4 buts a 1, à domicile en huitièmes de finale aller par le Paris Saint-Germain. Mais les Parisiens se méfient en vue du match retour qui est prévu le 10 mars. En football, le plus incroyable peut arriver, affirme ainsi aujourd’hui l’entraîneur Mauricio Pochettino.

[00:09:27 – Romain] Le PSG, qui sait de quoi il parle, il avait subi l’affront dans ce que l’on avait appelé la remontada en 2017, quand Barcelone s’était imposé 6 buts a un au match retour après avoir perdu à l’aller 4-0.

[00:09:39 – Romain] Voilà, c’est la fin de ce journal en français facile. Merci Zéphyrin Kouadio.

[00:09:42 – Zéphyrin Kouadio] Merci à vous, Romain Oserez.

[00:09:43 – Romain] Jérémie Bécé à la réalisation ce soir, 21 heures 10, ici à Paris. Une heure en temps universel.

 

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